ARCHIVES DES FORUMS

2009

 

« La charité du Christ nous presse » ( 2 Corinthiens 5, 14 )

 

L'apôtre Pierre, avant de baptiser le centurion Corneille, lui présente d'un mot Jésus de Nazareth : " Il passait en faisant le bien » (Actes des Apôtres 10, 38).

 

Le premier, Jésus est le Bon Samaritain qui « s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands » (cf. Luc 10, 36).

 

Tout commence par la charité

 

Disciples du Christ, nous sommes davantage pressés par sa charité, en ce temps de crise économique et sociale.

Les pauvretés d'aujourd'hui sont peut-être moins nouvelles que radicales par suite de la détérioration fréquente du tissu familial, l'insuffisance des logements, l'augmentation du chômage, la dégradation du prix de vente des produits agricoles.

Dureté des conditions de travail, solitudes, addictions, fragilités psychiques, relationnelles ou culturelles accentuent chez beaucoup le sentiment d'exclusion.

 

Communautés chrétiennes, c'est à vous que nous adressons cette lettre. Nous connaissons les multiples générosités qui sont les vôtres.

Nous savons la compétence et la créativité des associations caritatives que vous ne cessez de soutenir, surtout en cette période où les aides publiques diminuent.

A l'approche de Noël, nous vous lançons un appel afin de vous encourager à ressourcer tout effort de solidarité dans le mystère du Fils de Dieu, né de Marie, qui « s'est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté » (2 Corinthiens 8, 9).

 

Non seulement, « le Verbe s'est fait chair » (Jean 1, 14), mais dans l'Eucharistie, il est le « Pain rompu pour la vie du monde ».

Quand nous nous rassemblons, chaque dimanche, pour célébrer le Repas du Seigneur, nous sommes appelés, comme le dit l'apôtre Paul, à « discerner son Corps » (1 Corinthiens 11,29), c'est-à-dire sa présence dans l'Eucharistie et sa présence dans tous ses membres, surtout les plus souffrants, ceux qui ont faim, ceux dont la dignité est menacée.

 

Toute communauté chrétienne vise à exercer dans la mesure des dons de l'Esprit le ministère de la prière (liturgie), le ministère de la Parole (catéchèse) et le ministère du service des pauvres (diaconie).

Les diacres sont les témoins sacramentels de Jésus lavant les pieds de ses Apôtres. Mais tous nous sommes appelés à mettre cette « diaconie » au cœur de notre action : « Car c'est un exemple que je vous ai donné... » (Jean 13, 15)

 

Soyons attentifs à ceux qui, parmi nous, ne peuvent plus se joindre au rassemblement dominical parce qu'ils sont malades ou malheureux.

Et pourquoi ne pas préparer ou prolonger la célébration eucharistique par un « ministère de la visite » auprès des isolés ou des voisins dont la pauvreté muette a besoin d'un geste fraternel ?

 

Nous aurons alors la surprise, bien souvent, d'être nous-mêmes renouvelés dans notre joie de croire.

 

Nous lançons cet appel pour Noël. Mais c'est une porte ouverte sur l'avenir, veillant à ce que « Noël autrement » soit à l'origine d'un « vivre autrement ».

 

Que l'Esprit Saint nous rende tous inventifs pour de « nouveaux modes de vie » qui incarnent notre espérance d'une société plus juste et fraternelle.

 

Les Évêques de France, Lourdes, 8 novembre 2009


 

Extraits du discours du Pape Benoît XVI devant l’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ( FAO ), le lundi 16 novembre 2009

 

        … Même si la solidarité animée par l'amour dépasse la justice, parce qu'aimer c'est donner, offrir du ‘mien' à l'autre, elle n'existe jamais sans la justice, qui pousse à donner à l'autre ce qui est ‘sien' et qui lui revient en raison de son être et de son agir. Je ne peux pas, en effet, ‘donner' à l'autre du ‘mien', sans lui avoir donné tout d'abord ce qui lui revient selon la justice.

        Si on vise l'élimination de la faim, l'action internationale est appelée non seulement à favoriser une croissance économique équilibrée et durable ainsi que la stabilité politique, mais aussi à rechercher de nouveaux paramètres - nécessairement éthiques et ensuite juridiques et économiques - capables d'inspirer un mode de coopération susceptible de construire une relation paritaire entre les pays qui se trouvent à un degré différent de développement.

        Outre le fait de combler l'écart existant, ceci pourrait favoriser la capacité de chaque peuple à se sentir protagoniste, confirmant ainsi que l'égalité fondamentale des différents peuples plonge ses racines dans l'origine commune de

la famille humaine, source des principes de la « loi naturelle » appelés à inspirer les orientations et les choix d'ordre politique, juridique et économique de la vie internationale ...

                       

        … Il est nécessaire de soustraire les règles du

commerce international à la logique du profit pour lui-même,

en les orientant en faveur de l'initiative économique des pays

qui ont le plus besoin de développement et qui, disposant d'entrée plus importantes, pourront atteindre cette autosuffisance qui est le prélude à la sécurité alimentaire …

        … Il ne faut pas oublier non plus les droits fondamentaux de la personne parmi lesquels se détache le droit à une alimentation suffisante, saine et nourrissante, ainsi qu'à l'eau …

        … Les méthodes de production alimentaire imposent également une analyse attentive du rapport entre le développement et la sauvegarde de l'environnement …

        … La faim est le signe le plus cruel et le plus concret de la pauvreté. Il n'est pas possible de continuer d'accepter l'opulence et le gaspillage quand le drame de la faim prend des dimensions toujours plus grandes …

        Que Dieu bénisse vos efforts pour assurer le pain quotidien à chaque personne !

        Texte intégral sur Internet : http://www.vatican.va/         et http://www.zenit.org/


 

RECONNAISSONS LA MISSION DES AGRICULTEURS

 

        La crise agricole est là, profonde et complexe. Nous entendons le cri de désespoir des producteurs de lait qui en arrivent à détruire par épandage le fruit de leur travail. Notre société recevra-t-elle cet appel de détresse ? Ce geste, douloureusement paradoxal en pensant aux enfants mourant de faim dans le monde, interroge : comment en est-on arrivé là ? Quelle injustice pèse sur les agriculteurs ? Ne faut-il pas repenser de façon nouvelle la nature même de la production agricole ?

        Nous savons quels sentiments d'injustice et d'inquiétude face à l'avenir habitent des agriculteurs, en particulier des plus jeunes qui ont investi pour leur exploitation. La crise laitière a des conséquences, parfois dramatiques, sur leurs familles, sans compter les dommages qu'elle créera sur d'autres professions para-agricoles. ( … ) « La famille en monde rural doit retrouver sa juste place au cœur de l'ordre social. Les principes moraux et les valeurs qui la gouvernent appartiennent au patrimoine de l'humanité, et doivent avoir la priorité sur la législation ... L'investissement dans le secteur agricole doit permettre à la famille d'assumer la place et la fonction qui lui reviennent ». (1)

        Chacun a droit à la nourriture. Elle est indispensable. Elle est source de vie. Nul n'a le droit de spéculer sur elle. La terre a été confiée aux hommes pour qu'ils la cultivent afin de donner des aliments à tous. Les agriculteurs le savent. Cela confère une dignité spécifique à leur métier qu'ils aiment et qui n'est pas comme les autres : produire de la nourriture ne peut être assimilé à une action commerciale.

        Les agriculteurs ont droit à une reconnaissance de leur travail par une juste rémunération qui leur permette de vivre avec leur famille et de conduire leur exploitation. Ils ont droit à une espérance dans une profession qui mérite d'être mieux appréciée des consommateurs.

        La production agricole a ses critères propres qui demandent à être reconnus et respectés pour que soit garantie la justice. Industriels, grande distribution ou consommateurs, sommes-nous prêts à payer au juste prix les produits de notre agriculture ? Certes, il faut trouver la régulation idoine. Mais sera-t-elle équitable pour tous ? Et suffira-t-elle ? « La crise nous oblige à nous donner de nouvelles règles et à trouver de nouvelles formes d'engagement, à miser sur les expériences positives et à rejeter celles qui sont négatives. » ( … ) (2)

        Nous avons confiance dans le dialogue vrai, fait d'écoute et de respect, entre tous les acteurs concernés, dans lequel les chrétiens s'engagent. Nous espérons qu'il fera émerger une approche nouvelle de l'agriculture, et conduira à des décisions nationales, européennes et internationales justes pour chaque agriculteur. Ce dialogue est urgent !

 

Le samedi 19 septembre 2009 

Extrait du communiqué des 5 évêques de Bretagne 

(1) Benoît XVI, 16 octobre 2006 (2) Benoît XVI, Caritas in veritate : L'amour dans la vérité (29 juin 2009), n° 21

Source : agence de Presse " Zénit " :  http://www.zenit.org


 

 

Sur Internet, un blog Catholique ( site interactif ) vient d’être créé « Les « Sacristains » : http://www.sacristains.fr/

L'idée de Sacristains, « le site qui sonne les cloches » est née de la tourmente médiatique qui a accompagné le voyage de Benoît XVI en Afrique. Devant les « carences » des médias et la difficulté des catholiques à faire entendre leur voix, les fondateurs du site ont souhaité se fédérer et augmenter la visibilité des catholiques sur Internet.

C’est un blog collectif dont les rédacteurs sont des blogueurs anonymes et habitués d’Internet : l'avocat Koz, les journalistes Chafouin et Edmond Prochain … Ils ont uni leur « volonté commune de contribuer à une paisible mais visible présence catholique sur Internet ».

« Fidèles de l'Église,  ils sont aussi fidèles à l'Église et au pape, sans s'interdire une critique justifiée », affirment-ils. Leur but : centraliser en un lieu unique des contributions déjà existantes sur Internet, présentant un regard catholique sur la société.

La liberté de parler de la foi, le regard sur l’actualité, l’analyse des médias, l’humour font de ce site Internet un espace agréable à visiter.

                 

Source, agence de Presse Zénit :  http://www.zenit.org


 

 

 Élections Européennes

 

       Les prochaines élections européennes sont un rendez-vous important pour l'Europe ; il s'agit de soutenir l'intention primordiale des pères fondateurs de l'Europe pour assurer un solide avenir de paix. Par la solidarité et la justice.

        C'est un rendez-vous important pour le monde entier, l'Europe devant offrir un modèle de développement pour l'homme et par l'homme dans une situation où nos sociétés sont fragilisées, traversées par des rapports de forces culturels, économiques et militaires. A l'heure des fondamentalismes et des terrorismes, nous avons le devoir de créer des liens ayant d'autres bases que la concurrence économique.

        S'abstenir de voter, c'est donner à l'individualisme le pas sur la justice et la fraternité. Aller voter pour des représentants soucieux de la dignité de l'homme et de la paix active c'est faire preuve de solidarité et de responsabilité. Justice et Paix Europe se doit de témoigner de ces valeurs qui feront un avenir humain pour les générations de demain.

        Mgr Gérard Defois, Président de Justice et Paix - Europe

                       

  Sites Internet :    http://www.eglise.catholique.fr/      et     http://justice-paix.cef.fr/


 

 

     À l’occasion des 800 ans de la fondation des frères mineurs, rencontre avec le Père José Rodriguez Carballo, Espagnol, ministre général des franciscains, pour qui le témoignage du « poverello » d’Assise est toujours d’actualité.

 

La Croix : Quel est le charisme propre des franciscains ?

 

            P. Rodriguez Carballo : Tout simplement l’Évangile. Être le témoin de l’Évangile dans le monde et la société d’aujourd’hui. Par-dessus tout, il s’agit pour nous de le vivre dans sa radicalité, plus particulièrement auprès des plus pauvres.

 

Qui sont-ils aujourd’hui ?

 

Les pauvretés matérielles sont toujours aussi importantes, mais les pauvretés spirituelles sont de plus en plus réelles. L’homme de ce temps a vraiment besoin de la Bonne Nouvelle de l’Évangile, tout simplement pour être véritablement homme et femme.

D’une certaine façon, c’est toute l’humanité qui est pauvre : certains ont faim de pain, d’autres ont soif de la Parole de Dieu. Dans ce contexte, nous voulons nous faire proches de tous les hommes. Ce qui est essentiel à notre charisme, c’est la fraternité.

Nous n’allons jamais tout seuls. C’est toujours « en fraternité », envoyés par nos fraternités, que nous allons vers les autres. C’est vraiment un signe prophétique pour le monde actuel.

 

Ce signe est-il attendu ?

 

Aujourd’hui, on parle beaucoup de « solidarité », mais assez peu de fraternité. Être l’un à côté de l’autre ne signifie pas être l’un avec l’autre. Nous vivons dans un monde divisé, sans vraiment de fraternité universelle. Dans ce monde divisé, fragmenté, nous avons besoin d’une fraternité réelle dont nous avons la conviction qu’elle est profondément évangélique.   ( … )

 

En Occident, le catholicisme devient minoritaire. S’agit-il d’une chance ou d’une menace ?

 

C’est un défi. Un défi à être de meilleurs chrétiens. Le drame du christianisme en Occident n’est pas de décroître, mais que nous sommes trop peu chrétiens. Pas trop peu de chrétiens, mais trop peu chrétiens !

Nous devons prendre conscience de ce que nous sommes et de notre responsabilité. Si nous croyons que l’Évangile est une Bonne Nouvelle, qu’il porte des valeurs profondément humaines, alors notre responsabilité est de maintenir vivante cette flamme.

Nous ne pouvons pas nous résigner, nous retirer du monde. Nous devons témoigner, par nos vies et par nos paroles, que l’Évangile est encore aujourd’hui une belle et bonne nouvelle, pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui.   ( … )

 

    Extrait des propos du Père José Rodriguez Carballo, recueillis par Frédéric Mounier, dans le journal « La Croix » du 18 février 2009   ( http://www.la-croix.com/ )


 

" En ces jours où nous rappelons la Shoah, me reviennent en mémoire les images recueillies lors de mes visites répétées à Auschwitz, l'un des camps dans lesquels a eu lieu le massacre atroce de millions de juifs, victimes innocentes d'une haine raciale et religieuse aveugle.

        Alors que je renouvelle avec affection l'expression de ma pleine et indiscutable solidarité avec nos frères destinataires de la Première Alliance, je souhaite que la mémoire de la Shoah incite l'humanité à réfléchir sur la puissance imprévisible du mal lorsqu'il conquiert le cœur de l'homme.

        Que la Shoah soit pour tous un avertissement contre l'oubli, contre la négation ou le réductionnisme, car la violence contre un seul être humain est une violence contre tous.

        Aucun homme n'est une île, a écrit un poète célèbre. Que la Shoah enseigne en particulier aux anciennes et aux nouvelles générations que seul le chemin difficile de l'écoute et du dialogue, de l'amour et du pardon conduit les peuples, les cultures et les religions du monde à l'objectif souhaité de la fraternité et de la paix dans la vérité.

        Que jamais plus la violence n'humilie la dignité de l'homme ! "

           

         Extrait de l’intervention de Benoît XVI à l’audience générale du 28 janvier 2009, à Rome. ( Site Internet de l’agence de presse Zenit : http://www.zenit.org/ )


 

Déclaration de Mgr di Falco au sujet des graves dérives des intégristes

L’AMOUR CRUCIFIÉ

 

L’annonce de la fin d’un schisme devrait nous réjouir mais l’écho de nouveaux coups de marteaux sur les clous qui transpercent les mains du juif Jésus ont à nouveau retenti et sont venus briser notre espérance.

Mgr. Williamson, de la Fraternité Saint Pie X, l’un des évêques pour lesquels le Pape Benoît XVI a levé l’excommunication nie l’existence des chambres à gaz et remet en cause le nombre de juifs morts en camp d’extermination.

En entendant ces propos je me suis demandé ce qu’aurait éprouvé le Cardinal Jean-Marie Lustiger. Sa mère, femme juive, à qui il devait lui-même d’être juif est morte à Auswitch après avoir été dénoncée par un Français, sans doute de la même famille de pensée que Mgr. Williamson.

En septembre dernier, lors du voyage du Pape Benoît XVI à Lourdes j'ai été interviewé par un journaliste de Radio France. Parmi ses questions, une sur la messe en latin. J’ai toujours accordé les autorisations qui m’étaient demandées dans mon diocèse, lui dis-je, et je fais le nécessaire pour mettre en application le Motu proprio. Mais le Motu proprio dérange certains de vos confrères, me dit-il alors. J'ai répondu que ce n'était pas la messe en latin qui troublait plusieurs d’entre nous les évêques mais l'usage idéologique que l’on en faisait dans certains cas. Et j’ajoutai que la messe ne pouvait être instrumentalisée comme l’étendard d’une idéologie, souvent d'extrême droite, et dont le discours raciste, antisémite et xénophobe est en contradiction avec l'Évangile. La messe n'a pas sa place dans un meeting politique comme ce fut le cas dans le passé.

Je ne sais ce que le journaliste à gardé de cette interview et ce qui a été diffusé ensuite sur l’ensemble des antennes de Radio France. Je connais en revanche la violence des insultes qui ont circulées sur internet à mon propos ou celles que j’ai reçues par mail et par la poste. Je ne parlerai pas des lettres de menaces. Tout cela bien sûr au nom de Jésus-Christ et de la fidélité à son Église.

Merci donc à Mgr. Williamson d’avoir, par ses propos, illustré de manière on ne peut plus explicite ce que je disais alors !

 

Mgr. Williamson est un évêque membre de la fraternité Saint Pie X. « Fra ter nité », vous avez bien entendu : « fraternité ». En niant le calvaire et la souffrance de ses frères juifs, Mgr Williamson a sans doute voulu leur donner une preuve de sa pseudo-fraternité ! Le paravent de la « Fraternité » cache parfois  des nœuds de vipères. « Ils ont un venin pareil au venin d’un serpent, d’un aspic qui ferme son oreille » (Psaume 58)

« Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère » (Isaïe 11-6/8)

Le pape Benoît XVI avec la foi inébranlable qui est la sienne et dans sa grande bonté a peut-être médité ces paroles du prophète Isaïe avant de tendre la main. Le faisant, il plonge courageusement sa main faite pour bénir dans un nœud de vipères. Puisse t-il, fort de l’Esprit Saint qui l’assiste, tel Moïse devant pharaon pour libérer son peuple, faire que les serpents se changent en bâtons de pasteurs. Le Pape avance fort de cette parole du Christ : « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions… Rien ne pourra vous nuire » (Luc 10/19)

L’Église n’est pas une assemblée de parfaits mais une assemblée de pécheurs appelés à la sainteté. Si je pousse ici ce cri de honte et de colère c’est en pensant à celles et ceux que la souffrance de se sentir exclu consume. Celles et ceux qui n’ont pas été excommuniés mais qui vivent leur marginalisation de fait comme s’ils l’avaient été. Celles et ceux qui les bras tendus vers l’Église leur mère attendent les mots d’Amour qui leur diront qu’ils en sont toujours les filles et fils bien aimés.

J’ai été le témoin privilégié de la souffrance du cardinal Decourtray, alors archevêque de Lyon et président de la Conférence des évêques de France, lorsqu’il recevait des dizaines de lettres dans lesquelles se trouvaient des crachats et d’autres matières nauséabondes pour avoir tendu la main à nos frères juifs. J’ai vu le visage blême du cardinal Lustiger interrompu pendant une homélie par un hurlement bestial : « Sale Juif ».

Après cette chronique des tombereaux d’immondices ne tarderont pas à être déversé sur moi. Merci, ils feront la démonstration que mes propos ne sont pas dans l’erreur. De plus, les cris d’Orfraie de ceux qui se seront reconnus ne parviendront pas à couvrir la sourde clameur de milliers d’enfants juifs torturés et assassinés dans les camps de la mort.

Enfin je sais, je sais, inutile de m’en faire la remarque. Je sais que des centaines d’hommes et de femmes familiers de la messe en latin ne se reconnaissent pas dans les propos de Mgr. Williamson ni dans l’attitude gonflée d’orgueil et d’arrogance de certains responsables. Ceux-là, qu’ils soient accueillis les bras ouverts : l’Église vivifiée par l’Esprit du Concile Vatican II est leur maison comme elle est la nôtre.

Quant à ceux qui trouveront mes propos véhéments qu’ils s’interrogent ; jugent-ils ces paroles du Christ véhémentes : « Races de vipères, comment pourriez vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle ». (Matthieu 12/34)

 

A GAP, le 30 janvier 2009

Le baptême, " arc-en-ciel divin sur notre vie "

 

        " Le baptême est, pour ainsi dire, le pont que Dieu a construit entre lui et nous, le chemin par lequel il nous donne accès à lui. Il est l'arc-en-ciel divin sur notre vie, la promesse du grand oui de Dieu, la porte de l'espérance et, en même temps, le signe qui nous indique le chemin à parcourir activement et joyeusement pour le rencontrer et nous sentir aimé par lui ".

                                  

       " Si, par ce sacrement, le nouveau baptisé devient fils adoptif de Dieu, objet de son amour infini qui le protège et le défend des forces obscures du mal, il faut lui enseigner à reconnaître Dieu comme son Père et à savoir aller vers lui dans une relation filiale ".

                                  

        " Lorsque l'on baptise des enfants en les introduisant dans la lumière de Dieu et de son enseignement, on ne leur fait pas violence mais on leur donne la richesse de la vie divine source de la vraie liberté qui est le propre des enfants de Dieu, une liberté qui devra être éduquée et formée avec l'expérience des années pour les rendre capables de prendre des décisions responsables. "

                  

        Extraits de l’homélie de Benoît XVI, le 11 janvier 2009

Site Internet : http://www.vatican.va/


Palestine – Bande de Gaza

Le "Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire" lance un appel à la solidarité avec les populations de la Bande de Gaza. Il demande la fin de l’opération militaire Israélienne et la levée du siège de la Bande de Gaza.

 

        Le " CCFD - Terre Solidaire " est présent depuis 1978 en Palestine et 1983 en Israël où il soutient des activités d'éducation, de développement agricole et local, et de promotion des Droits de l'Homme. Il travaille avec 13 associations Palestiniennes et 7 associations Israéliennes œuvrant pour la construction de la paix dans les deux pays.

 

        Actuellement, plusieurs partenaires Palestiniens dont "l’Union de Secours Médical Palestinien" (PMRS), se mobilisent pour venir en aide aux victimes des bombardements dans la Bande de Gaza. Ils doivent survenir aux soins de première urgence des populations touchées par les bombardements : mise à disposition d’ambulances et de soins de première nécessité 24 heures sur 24, fourniture de couvertures, de nourriture et de locaux pour faire face aux conditions hivernales, réhabilitation des maisons démolies, soutien psychologique. Le "CCFD - Terre Solidaire" a d’ores et déjà décidé de verser 30 000 Euros en urgence à "PMRS".

 

        Dans un second temps, il s’agira de continuer à œuvrer dans la durée par des actions en faveur du développement de la Bande de Gaza.

 

        Pour soutenir les victimes de guerre, vous pouvez adresser les dons à "CCFD - Terre Solidaire / Urgence Proche-Orient" ( 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris ) ou faire un don en ligne sur Internet ( http://www.ccfd.asso.fr/ )


 

2008

 

100 000 lieux de culte Catholiques en France

 

45 000 églises paroissiales, en France, sont propriétés des Communes. A celles-ci s'ajoutent les chapelles, les oratoires, les sanctuaires, les édifices cultuels appartenant aux Monastères et aux Associations Diocésaines, ce qui porte le nombre de lieux de culte en France à environ 100 000.

 

Les églises et chapelles peuvent appartenir : aux Communes, surtout celles antérieures à 1905 ; à l'État : 87 cathédrales au sens du droit civil et deux églises ;

à la Région : cathédrale d'Ajaccio ; aux Associations Diocésaines : églises ( environ 2050 ) ou cathédrales construites après 1905 ; aux congrégations religieuses ; aux abbayes et monastères ; à des établissements publics ( hôpitaux, châteaux propriétés de l'État ) ; à des personnes ou des associations privées.

20 % de ces lieux de culte bénéficient de la protection de la loi sur les monuments historiques de 1913.

 

Les 26 et 27 juin 2008, avec le Ministère de la Culture, le Comité du Patrimoine Cultuel a invité les historiens d'art et les conservateurs du patrimoine à partager avec les représentants de l'Église Catholique en France leurs réflexions autour du thème « Églises des villes, églises rurales, un héritage en partage ». Cette question a été reprise à l’Assemblée des évêques de France à Lourdes qui s’est tenue du 4 au 9 novembre.

Source : site Internet de l’Église de France : http://www.eglise.catholique.fr/


 

Extrait de l’homélie du pape Benoît XVI à l’ouverture du synode des évêques sur la Parole de Dieu, à Rome, le 5 octobre 2008.

 

         ( … ) Quand Dieu parle, il sollicite toujours une réponse; son action salvifique requiert la coopération humaine ; son amour attend quelque chose en retour. Que ne se réalise jamais, chers frères et sœurs, ce que dit le texte biblique à propos de la vigne : « Il attendait de

beaux raisins : elle donna des raisins sauvages » ( cf. Isaïe 5, 2 ).

       Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le cœur de l'homme, et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entrent dans une intimité toujours plus grande avec elle. L'assemblée synodale concentrera son attention sur cette vérité fondamentale pour la vie et la mission de l'Église.

       Se nourrir de la Parole de Dieu est pour elle le devoir premier et fondamental. En effet, si l'annonce de l'Évangile constitue sa raison d'être et sa mission, il est indispensable que l'Église connaisse et vive ce qu'elle annonce, afin que sa prédication soit crédible, en dépit des faiblesses et des pauvretés des hommes qui la composent.

       Nous savons, en outre, que l'annonce de la Parole, à l'école du Christ, a pour contenu le Royaume de Dieu ( cf. Marc 1, 14-15 ), mais le Royaume de Dieu est la personne même de Jésus, qui à travers ses paroles et ses œuvres offre le salut aux hommes de tous les temps.

       A cet égard, la considération de saint Jérôme est intéressante: « Celui qui ne connaît pas les Écritures, ne connaît pas la puissance de Dieu ni sa sagesse. Ignorer les Écritures signifie ignorer le Christ » ( Prologue au commentaire du prophète Isaïe: PL 24, 17 ). ( … )


 

Allocution du pape Benoît XVI lors de sa rencontre avec la communauté Juive, à Paris, le 12 septembre 2008.

 

     C'est avec plaisir que je vous reçois ce soir, chers amis. Il est heureux que notre rencontre se place à la veille de la célébration hebdomadaire du shabbat, ce jour qui, depuis des temps immémoriaux, tient une place si importante dans la vie religieuse et culturelle du peuple d'Israël. Tout juif pieux sanctifie le shabbat en lisant les Écritures et en récitant les Psaumes.

     Chers amis, vous le savez, la prière de Jésus aussi était nourrie par les Psaumes. Il se rendait régulièrement au Temple et à la synagogue. Il y a même pris la parole un shabbat. Il y a souligné avec quelle bonté Dieu l'Éternel prend soin de l'homme, jusque dans l'organisation du temps. Le Talmud Yoma (85b) ne dit-il pas: « Le shabbat vous est donné, mais vous n'êtes pas donné au shabbat » ? Le Christ a appelé le peuple de l'Alliance à toujours reconnaître la grandeur inouïe et l'amour du Créateur de tous les hommes. Chers amis, à cause de ce qui nous unit et à cause de ce qui nous sépare, nous avons une fraternité à fortifier et à vivre. Et nous savons que les liens de fraternité sont une invitation continuelle à se connaître mieux et à se respecter.

             

     Par sa nature même, l'Église Catholique désire respecter l'Alliance conclue par le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Elle s'inscrit, elle aussi, dans l'Alliance éternelle du Tout Puissant dont les desseins sont sans repentance, et elle respecte les fils de la Promesse, les fils de l'Alliance, ses frères aimés dans la foi. Elle redit avec force par ma voix les paroles du grand Pape Pie XI, mon vénéré prédécesseur : « Spirituellement, nous sommes des sémites » (Allocution à des pèlerins belges, 6. 09. 1938). Ainsi, l'Église s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique, n'est recevable. Le théologien Henri de Lubac, dans une heure « des ténèbres » comme disait le Pape Pie XII (Summi Pontificatus, 20.10.1939), a compris qu'être antisémite était aussi être antichrétien (cf. Un nouveau front religieux, publié en 1942 dans : Israël et la Foi Chrétienne, p. 136). Une fois encore, je tiens à rendre un profond hommage à ceux qui sont morts injustement et à ceux qui ont œuvré pour que les noms des victimes restent en mémoire. Dieu n'oublie pas !

     Je ne peux omettre, en une occasion comme celle-ci, de mentionner le rôle éminent joué par les Juifs de France pour l'édification de la Nation tout entière, et leur prestigieuse contribution à son patrimoine spirituel. Ils ont donné - et continuent de donner - de grandes figures politiques, intellectuelles et artistiques. Je forme des vœux respectueux et affectueux à l'adresse de chacun d'entre eux, et j'appelle avec ferveur sur toutes vos familles et sur toutes vos communautés une Bénédiction particulière du Maître des temps et de l'Histoire.

     Shabbat shalom !


La prière d'intercession

 

 Une communauté chrétienne vit de l'intercession de ses membres, sinon elle meurt.

 

 Quand je prie pour un frère, je ne peux plus en dépit de toutes les misères qu'il peut me faire, le condamner ou le haïr. Si odieux et si insupportable que me soit son visage, il prend au cours de l'intercession l'aspect de frère pour lequel le Christ est mort, l'aspect du pécheur gracié.

   Quelle découverte apaisante pour le chrétien que l'intercession : il n'existe plus d'antipathie, de tension ou de désaccord personnel dont, pour autant qu'il dépend de nous, nous ne puissions triompher. L'intercession est bain de purification où, chaque jour, le fidèle et la communauté doivent se plonger. Elle peut signifier parfois une lutte très dure avec tel d'entre nos frères, mais une promesse de victoire repose sur elle.

 

   Comment est-ce possible ? C'est que l'intercession n'est rien d'autre que l'acte par lequel nous présentons à Dieu notre frère en cherchant à le voir sous la croix du Christ, comme un homme pauvre et pécheur qui a besoin de sa grâce.

   Dans cette perspective, tout ce qui me le rend odieux disparaît, je le vois dans toute son indigence, dans toute sa détresse, et sa misère et son péché me pèsent comme s'ils étaient miens, de sorte que je ne puis plus rien faire d'autre que prier : Seigneur agis toi-même sur lui, selon Ta sévérité et Ta bonté. Intercéder signifie mettre notre frère au bénéfice du même droit que nous avons reçu nous-mêmes ; le droit de nous présenter devant le Christ pour avoir part à sa miséricorde.

 

   Par là nous voyons que notre intercession est un service que nous devons chaque jour à Dieu et à nos frères. Refuser à notre prochain notre intercession c'est lui refuser le service chrétien par excellence. Nous voyons aussi que l'intercession est, non pas une chose générale, vague, mais un acte absolument concret. Il s'agit de prier pour telles personnes, telles difficultés et plus l'intercession est précise, et plus aussi elle est féconde.

 

Dietrich Bonhoeffer / Théologien de l'Eglise Luthérienne allemande, pasteur, il lutta ouvertement contre le nazisme, jusqu'à sa mort en camp de concentration ( 1906 – 1945 ).

Texte extrait de "De la vie communautaire", Delachaux et Niestlé, 1947


Message à l’occasion des jeux olympiques d’été 2008 :  « One World One Dream »

 

Ce 8 août 2008, s’ouvrent les XXIXèmes Olympiades de Pékin.

Au fronton de ces olympiades, les grandes inspirations de Pierre de Coubertin.

Les idéaux de cet homme ne peuvent que toucher le cœur des chrétiens puisqu’ils expriment cette grande idée d’une humanité sachant se rassembler dans un souci de compétition certes, mais de respect, d’accueil de l’autre, ainsi que du dépassement de soi.

 

Le choix du CIO d’organiser avec la Chine ces olympiades, aura soulevé de grandes interrogations, et inspiré d’importantes protestations dont le drapeau tibétain en sera rapidement devenu l’emblème.

 

Les pays occidentaux, inspirés par la « Charte des droits de l’Homme » questionnent avec pertinence le régime actuel de la Chine. Dans un même temps, ces Olympiades seront considérées comme un levier, pour faire fléchir une politique totalitariste par les rouages de l’économie de marché.

Il est cependant réaliste de considérer que la mobilisation occidentale n’est pas dénuée d’intérêt, notamment du coté des grandes multinationales, dont les finalités ne sont pas elles non plus pétries d’humanisme.

De plus un changement de gouvernance pour un si vaste pays ne peut s’imaginer sans une importante prudence, pour ne pas risquer de plonger des populations entières dans de graves désordres sociaux que provoquerait l’implosion d’un tel Empire.

 

Il conviendrait que la préoccupation de voir évoluer la situation des droits de l’Homme en Chine soit accompagnée d’une véritable confiance en la Sagesse plusieurs fois millénaire d’un peuple à mener par lui-même les réformes d’urgence pour un mieux être de chaque individu ; toute forme d’ingérence, d’autant plus guidée par des préoccupations cyniquement mercantiles ne peut être recevable par la communauté chrétienne.

 

Au moment donc où les jeux olympiques d’été débutent, et où le sport doit prendre sa juste place en déployant les grandes valeurs qui sont les siennes, la pratique même du boycott doit pouvoir elle aussi se déployer avec intelligence pour que justement, cette manifestation planétaire soit habitée par le plus bel esprit qui fut.

 

Pour la plupart d’entre nous, nous n’avons aucun pouvoir direct sur les autorités chinoises ou les responsables du CIO, ou d’autres organisations mondiales.

Il nous reste peut-être symboliquement le geste de ne pas allumer la télévision, en accompagnant une telle décision par la prière aux intentions du peuple chinois, des victimes des totalitarismes ou du libéralisme, des gouvernants, du monde sportif bien entendu… des athlètes (français ou non d’ailleurs).

Cette forme de boycott deviendra alors plus qu’une contestation ou une protestation, mais l’expression d’une Espérance portée par des milliers de personnes que la seule performance sportive ne saurait rassasier.

 

Puissions nous contribuer à ce que ces jeux olympiques soient un moment d’une prise de conscience, que toute la famille humaine a besoin sans cesse de se « supporter » sportivement et spirituellement, pour réaliser sa vocation à une unité pacifique.

 

Jean Michel Bardet  / Curé de la Cathédrale de Gap


En Chine, tout n’est pas du jeu …

 

       « Hiver 1985. Il fait nuit, le froid est intense comme il peut l'être dans le Nord de la Chine où le thermomètre descend très bas.

       L'étranger de passage n'attend personne. Son souper terminé, il se prépare pour la nuit.

       Soudain, on frappe à sa porte, il ouvre et sa surprise est grande. Un vieillard, frêle et courbé, se tient devant lui. Il a un sourire profond et paisible. Silencieux, il fait signe qu'il veut entrer. Il porte un petit paquet à la main.

       Avant que l'étranger n'ait pu formuler une question, le vieillard est à l'intérieur de sa chambre. « Je suis Melchior Zhang, l'évêque de Xiwanzi », murmure-t-il.

       L'étranger a du mal à le croire. Pendant des jours, il a exploré toutes les possibilités pour tenter de le rencontrer mais les autorités ont toujours opposé un refus catégorique. « Oui, c'est bien moi, Zhang Kexing. Je suis venu pour vous demander un service : porter ce petit paquet au Pape. »

       Les mains de l'étranger tremblent et l'émotion grandit quand le vieillard ouvre le paquet et en extrait un pantalon délavé, entièrement rapiécé et un maillot usé portant un numéro.

       « Dites au Pape que je les ai portés pendant toutes mes années de prison. Ils sont le témoignage de l'amour que Jésus Christ a mis dans mon cœur et de la paix qu'il m'a donnée. Ma vie entière, je n'ai aimé que le Christ et son Église. »

       L'étranger, qui ne peut plus retenir ses larmes, se retrouve à genoux devant cet homme qui n'a que la peau sur les os. »

 

       Mgr Melchior Zhang avait été libéré depuis peu, après trente-trois ans de prison. Il mourra d'un cancer trois ans plus tard, le 6 novembre 1988, sans qu'il ne puisse jamais plus rencontrer des « étrangers ».

 

« Le testament de Melchior Zhang Kexing, évêque de Xiwanzi », publié dans « Mondo e Missione », décembre 1995 ( traduit de l'italien ).

 

Témoignage publié par l’association « Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture » : « Courrier de l’Acat »,

janvier – février 2008, n° 281 – 282

Site Internet : http://www.acatfrance.fr/


Le patron des évêques de France reconnaît la fatigue de son Église

 

         Mardi 1er avril à Lourdes, le nouveau président de la Conférence épiscopale a lancé un fort message de soutien aux prêtres diocésains, qui portent les tensions de la mutation actuelle de l'Église.

         Pas de langue de buis dans l’hémicycle de Lourdes. Le discours d’ouverture prononcé mardi 1er avril par le cardinal André Vingt-Trois – élu président de la conférence en novembre 2007 – devant 94 évêques réunis à huis clos en assemblée de printemps jusqu’à vendredi, n’a pas cherché à enjoliver la situation.

         En trois temps, l’archevêque de Paris a successivement traité de la douloureuse mutation des diocèses de France, de l’enjeu du débat sur l’euthanasie et de la responsabilité de l’Europe dans l’accueil des populations immigrées. Une introduction qui pourrait donner le ton aux travaux des évêques, dont les échanges vont essentiellement porter sur le thème de la Parole de Dieu et des questions posées par la bioéthique.

         Le cardinal Vingt-Trois a donc commencé son propos par la réalité inquiétante de l’Église de France. Et il a choisi de le faire en rendant un vibrant hommage aux prêtres diocésains. « Nous savons tous combien leur tâche est lourde. Mais, plus que la lassitude quotidienne qui ne nous effraie pas, ce qui pèse le plus lourd, c’est le sentiment, plus ou moins fort, d’être entraînés comme dans un tourbillon dont ni le sens ni le but ne nous sont toujours clairs et de ne pas voir encore se lever la génération de nos successeurs », a-t-il noté.

         Parlant « d’épreuve », de « profonde mutation », de souffrance dans les rangs de l’Église, l’archevêque de Paris a pris la défense des pasteurs contre ceux qui auraient « la tentation d’accuser les prêtres d’être responsables de la situation. Certains groupuscules font leur publicité en accusant tout simplement l’Église elle-même à travers ses évêques soupçonnés et brocardés. »

       "Associer les laïcs"

         Récusant « la tentation bien française du miracle de la réforme institutionnelle » qui résoudrait la crise ecclésiale, balayant la tentation du retour en arrière (que ce soit « l’organisation du XIXe siècle » ou celle « des années 1950 ») et reconnaissant « le manque de moyens » de l’Église, le président de la Conférence des évêques de France a estimé que « la seule voie qui nous est ouverte est celle du travail commun avec les membres de nos communautés et celle de la communion du presbytérium autour de son évêque ».

         Une dynamique qui « peut être et doit être soutenue par les services diocésains, mais (qui) repose avant tout sur la détermination de chaque prêtre de nos diocèses et sur leur détermination à tous à y associer les laïcs. Nous ne pouvons pas abandonner à des groupes particuliers le privilège de se présenter comme les seuls légitimes à envisager l’avenir et à le préparer ! »

         Dans un second temps, le cardinal Vingt-Trois, dont l’une des priorités est de faire entendre la voix de l’Église sur les questions éthiques, a attaqué – comme on l’a rarement vu dans un discours de ce genre – l’exploitation récente de la mort de Chantal Sébire, y voyant une « enchère émotionnelle » et assurant du soutien de l’Église « tous ceux qui se mettent vraiment au service de la vie ».

         Dernier axe de ce discours, la responsabilité de l’Europe – dont la France va assurer la présidence pour six mois à partir du 1er juillet – quant à l’immigration. Discours offensif, là encore, où le président de la Conférence épiscopale réaffirme pleinement la position catholique : assurer le développement dans les pays de forte émigration, tout en favorisant « une politique d’ouverture devant les migrations ».

                                  

         Jean-Marie Guénois.    Journal « LA CROIX » ( http://www.la-croix.com/ )

 

Mgr François-Xavier Loizeau a publié un texte à l’approche des prochaines élections. Il mérite d’être lu et il vaut aussi pour les habitants des Hautes-Alpes … Et aussi, par la paroisse de Pontis, sur notre secteur, Mgr Loizeau est un peu notre évêque !


A PROPOS DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2008

 

        Habitants des Alpes-de-Haute-Provence,

 

        Depuis dix ans que je suis parmi vous, j’ai sillonné toutes les vallées du département. J’ai rencontré et écouté beaucoup de personnes. J’aime ce pays et ses habitants, c’est pourquoi j’ose prendre la parole, non pas en politique ( ce n’est pas ma mission ) mais en raison des valeurs évangéliques dont je suis l’un des témoins ici même.

        J’ai rencontré beaucoup d’acteurs politiques, économiques et associatifs de ce département et nos relations sont, je crois, amicales. J’ai pour eux un double sentiment de respect et d’estime devant leur sens de la responsabilité publique et leur engagement pour des actions communes en vue du bien de tous.

 

        Permettez-moi d’exprimer quelques convictions que je porte en cette période d’élections, dans la continuité du message des évêques de France à l’occasion des précédentes élections ( « Qu’as-tu fait de ton frère ? » ). Je souhaite qu’elles soient bénéfiques pour tous, croyants et incroyants.

Aller voter :

 

       Cette responsabilité de citoyen s’exerce de multiples façons. A ceux qui ne peuvent pas s’engager directement dans l’action locale, il revient de donner au vote tout son poids. Une des chances de ces élections municipales ou cantonales est la proximité. Les enjeux nous concernent directement, par la qualité de vie, les services rendus ou la fiscalité locale. Les projets nous sont compréhensibles et nous pouvons souvent vérifier concrètement leur réalisation. A cette échelle, nous percevons mieux la nécessité que les personnes soient au cœur des préoccupations. Alors, il vaut la peine de se renseigner, éventuellement d’interroger, de proposer des initiatives, afin que nous puissions mieux vivre la fraternité.

 

        Tout cela donne lieu à des débats. En effet, le débat est essentiel : la démocratie a besoin que chacun puisse donner son avis  et l’exprime effectivement. Le débat et le combat politiques sont nobles mais doivent toujours se faire dans le respect des personnes.

 

        Notre vote ne peut être une démarche de consommateur, où nous élirions des personnes chargées de nous rendre des services pour nos intérêts personnels ou nous obtenir des passe-droits. Notre vote est un acte de solidarité pour construire ensemble l’avenir de notre village ou de notre ville, de notre canton et de notre département, de la France et de l’Europe, de notre planète aussi.

 

S’impliquer, pour le bien commun :

 

        L’organisation politique existe par et pour le bien commun, lequel est plus que la somme des intérêts particuliers ou collectifs souvent contradictoires entre eux. Ce bien commun comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement. Aussi doit-il être l’objet d’une recherche inlassable de ce qui sert le plus grand nombre, et en particulier de ce qui permet d’améliorer la condition des plus démunis et des plus faibles. Le bien commun est celui de l’Homme, de chaque homme.

 

        Nous prenons tous conscience que les décisions prises vont créer le cadre de vie des enfants et petits enfants de nos localités, comme celui des autres habitants de la planète. Ceci nous encourage à chercher le bien commun dans la perspective d’un développement durable, qui respecte la création. Ceci nous appellera sans doute à modifier nos modes de vie. Car la perspective du bien commun est sans cesse à reprendre avec les évolutions et les prises de conscience de la société.

 

        Les responsables politiques ont la noble mission de faire émerger un projet fédérateur, au service du bien commun et non des intérêts égoïstes, en donnant aux citoyens la possibilité d’y participer. La décentralisation des responsabilités nécessite de trouver des femmes et des hommes qui s’engagent dans la vie municipale ou associative, donnant ainsi du poids à leurs convictions. Un tel engagement doit se prendre avec lucidité sur la disponibilité, le dévouement et la compétence qu’il réclame. Mais cette décentralisation a aussi besoin de disposer des moyens qui permettent à ces hommes et à ces femmes d’exercer leur responsabilité.

        J’ai rencontré de nombreux chrétiens impliqués dans la vie civique et j’appelle les catholiques à s’engager et à s’impliquer encore davantage ( comme leurs aînés ) dans la responsabilité communale, intercommunale ou cantonale. Ils peuvent trouver dans leur foi un sens humain à leur action au service de tous. Ils n’ont pas le monopole des bonnes solutions mais partagent avec tous les hommes et femmes de bonne volonté les valeurs de justice et de droiture, de fraternité et de réconciliation toujours possible.

 

        Ayant nous-mêmes acquis une expérience dans la collaboration entre les paroisses, je me réjouis des progrès de l’intercommunalité. Se regrouper devient nécessaire et il faut travailler ensemble. Cela permet aux uns d’exercer leurs qualités de proximité et aux autres de mettre leurs compétences au service de projets communs d’envergure, afin d’inventer efficacement un avenir.

 

Aller voter ne suffit pas :

 

        Au cours de mes dix années au service de ce diocèse, j’ai rencontré beaucoup de joies et de dynamismes, mais j’ai aussi côtoyé de nombreuses souffrances et des drames, visibles ou cachés. Autant je crois que notre vote peut contribuer à réduire ou à réparer ces drames, autant je suis persuadé qu’il ne suffit pas de voter.

        Notre tissu social est bouleversé par de multiples évolutions et il a besoin de tous les engagements locaux, de voisinage, dans les associations, dans la culture, dans le sport… Je loue toutes les personnes qui s’engagent dans nos cités, dans nos villages, afin de tisser des liens, de rendre plus belle la vie ensemble pour que l’Homme reste au centre de nos projets. Et j’encourage chacun et chacune à avancer dans ce sens, en étant attentif « au prochain », à celui qui est proche ou à celui dont on se rapproche, à celui qui est plus pauvre que nous.

        Ce sont les moyens « humains » qui permettront de relever les défis de la vie décente pour tous. Car la qualité de la vie de tous les jours, c’est l’attention et l’action de chacun, au plus près de chacun.

 

        Voilà les convictions qui m’habitent. Je vous les livre sans prétention aucune, au nom de ma foi en l’Homme ( fondée sur ma foi en Dieu et sur le message de Jésus ). Je vous les adresse cordialement à la veille de ces élections importantes pour nous, dans notre beau pays des Alpes-de-Haute-Provence, si vivant en ses communautés.

 

Digne-les-Bains, le 30 janvier 2008              + François-Xavier Loizeau, évêque de Digne

 

Consultez les sites Internet : http://catho04.cef.fr/ et http://www.cef.fr/


Message de Benoît XVI pour la journée Mondiale du Malade ( extrait )

       2. On ne peut contempler Marie sans être attiré par le Christ et on ne peut regarder le Christ sans percevoir immédiatement la présence de Marie. Il y a un lien inséparable entre la Mère et le Fils engendré dans son sein par l'œuvre de l'Esprit-Saint, et ce lien nous le sentons, de manière mystérieuse, dans le sacrement de l'Eucharistie, comme les Pères de l'Église et les théologiens l'ont mis en lumière dès les premiers siècles. « La chair née de Marie, venant de l'Esprit-Saint, est le Pain descendu du ciel », déclare Saint Hilaire de Poitiers, tandis que dans le Sacramentaire « Bergomense » du IXème siècle, nous lisons : « Son sein a fait mûrir un fruit, un pain nous a rempli du don angélique. Marie a rendu au salut ce qu'Ève avait détruit par sa faute ».

         Saint Pierre Damien observe ensuite : « Ce corps que la très bienheureuse Vierge a engendré, a nourri dans son sein avec une sollicitude maternelle, ce Corps dis-je, celui-là et pas un autre, nous le recevons à présent du saint autel et nous en buvons le Sang comme sacrement de notre rédemption. Voilà ce que croit la foi Catholique, ce qu'enseigne fidèlement la sainte Église ».

         Le lien de la Vierge Sainte avec le Fils, Agneau immolé qui enlève les péchés du monde, s'étend à l'Église, corps mystique du Christ. Marie, observe le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, est « femme eucharistique » à travers toute sa vie et l'Église, la considérant comme son modèle, « est appelée à l'imiter également dans son rapport avec ce très saint mystère » (Ecclesia de Eucharistia, 53). Dans cette optique, on comprend encore mieux pourquoi à Lourdes, au culte de la bienheureuse Vierge Marie est associé un rappel fort et constant à l'Eucharistie par des célébrations eucharistiques quotidiennes, par l'adoration du très Saint Sacrement et la bénédiction des malades, qui constitue un des temps les plus forts de la halte des pèlerins près de la grotte de Massabielle.

         La présence à Lourdes de nombreux pèlerins malades et de bénévoles qui les accompagnent aide à réfléchir sur la bienveillance maternelle et tendre que manifeste la Vierge envers la douleur et la souffrance de l'homme. Associée au sacrifice du Christ, Marie, Mater Dolorosa, qui, au pied de la croix souffre avec son divin Fils, est particulièrement proche de la communauté chrétienne qui se rassemble autour de ses membres souffrants, qui portent les signes de la Passion du Seigneur.

         Marie souffre avec ceux qui sont dans l'épreuve, elle espère avec eux et est leur réconfort en les soutenant de son aide maternelle. Et n'est-il pas vrai que l'expérience spirituelle de tant de malades incite à comprendre toujours plus que « le divin Rédempteur veut pénétrer dans l'âme de toute personne qui souffre, par l'intermédiaire du cœur de sa très sainte Mère, prémices et sommet de tous les rachetés ? »

(Jean-Paul II, Salvifici doloris, 26).


 

Se préparer à Pâques avec les chrétiens d’Irak

 

        L’opération intitulée « Se préparer à Pâques avec les chrétiens d’Irak » est organisée par Pax Christi France (Mouvement Catholique international pour la paix ) en partenariat avec Justice et Paix, la Fédération Protestante de France, l’Oeuvre d’Orient et le réseau Chrétiens de la Méditerranée.

                                  

        Elle a débuté le 12 janvier à Paris avec le concert « Liturgies pour la paix », à l’église Saint-Eustache, à Paris. Ce même soir, la comédienne Marie-Christine Barrault a lu l’appel à la solidarité écrit par l’écrivain Jean d’Ormesson. Ce message est partagé dans toutes les communautés chrétiennes.

                                   

        Pax Christi conduira en février une délégation de responsables chrétiens français en Irak conduite par Mgr Marc Stenger. Au retour, la délégation informera les autorités religieuses et civiles de France de ce qu’elle a vu et entendu.

                                   

        Enfin, la dernière étape commencera le 16 mars, dimanche des Rameaux avec une messe télévisée du « Jour du Seigneur » en direct de l’Église Saint-Eustache, avec la Communauté Chrétienne Irakienne, et un concert à Lyon. Le chœur de l’abbaye de Sylvanès chantera la « Passion du Christ », oratorio d’André Gouzes.

        Du dimanche des Rameaux à Pâques, les communautés chrétiennes célèbreront la Passion, la mort et la résurrection du Christ en communion avec leurs frères et sœurs d’Irak.

                                  

        Vous trouverez d’autres informations sur les sites Internet de la Conférence des Evêques de France ( http://www.cef.fr/ ), de Pax Christi France

( http://paxchristi.cef.fr/ ), du Secours Catholique – Caritas France ( site Internet : http://www.secours-catholique.org/ ).

 

Appel aux chrétiens de France

 

L'Irak est un pays dévasté par la dictature, par la guerre, par le terrorisme, par la misère. Tous, dans cette région si éprouvée, sont frappés par le malheur. Un petit nombre d'Irakiens sont plus malheureux, plus isolés, plus menacés encore que les autres : les chrétiens.

Descendants des contemporains d'Abraham - parti d'Ur, en Chaldée -, héritiers d'une des premières communautés par lesquelles est parvenu jusqu'à nous le message du Christ, les chrétiens d'Irak parlent une langue dérivée de l'araméen, la langue de Jésus.

Ils constituent une minorité d'environ un million d'individus. Mais ce qu'ils représentent pour le monde dépasse de loin leur nombre.

A la croisée de l'Orient et de l'Occident, au cœur des guerres et des violences, ils rappellent la permanence de cette révélation vieille de 2000 ans : tous les hommes sont frères.

 

Devant l'adversité, un certain nombre d'entre eux ont tenté de se réfugier dans les pays voisins : Syrie, Jordanie, Turquie.

Leurs conditions de vie sont affreusement difficiles. Beaucoup sont restés en Irak et leur situation est plus dure que sous le régime de Saddam Hussein. Les épreuves les plus cruelles les accablent. ils sont la cible des fondamentalistes. Leurs églises sont détruites.

 

Plusieurs de leurs prêtres ont été assassinés et tous vivent sous la menace. Les demandes de rançon, les enlèvements, les tortures physiques et morales se multiplient. Ils ne reçoivent aucune aide, ils ne disposent d'aucun recours.

 

A l'intérieur ou à l'extérieur, la vie des chrétiens d'Irak est un martyre permanent. Pour qu'ils puissent continuer à porter témoignage de leur fidélité, il leur reste un seul espoir : la solidarité des autres chrétiens et du monde.

 

Chrétiens de France, je m'adresse à vous à l'instigation de Pax Christi qui m'a demandé de rédiger cet appel. Vous avez le devoir d'apporter votre soutien à vos frères d'Irak, II faut que les chrétiens d'Irak sachent qu'ils ne sont pas abandonnés, que d'autres chrétiens pensent à eux, prient pour eux, agissent pour eux, que tous les efforts seront faits pour améliorer leur existence quotidienne et qu'il y a pour eux, dans leur longue nuit, quelque chose qui ressemble, au loin, à une lueur d'espérance.

 

             Jean d’Ormesson le 12 janvier 2008


 

2007

En finir avec le mépris : appel de Benoît XVI pour les malades du Sida

 

Benoît XVI lance un appel à s’opposer au mépris dont sont victimes les malades du sida. Le pape demande en outre un effort supplémentaire pour le traitement des malades, en particulier les enfants. « La Journée mondiale contre le sida sera célébrée le 1er décembre prochain. Je suis spirituellement proche de ceux qui souffrent de cette terrible maladie et de leurs familles, en particulier celles qui sont frappées par la perte d’un conjoint. Je les assure tous de ma prière ».

« Je désire en outre exhorter toutes les personnes de bonne volonté à multiplier les efforts pour arrêter la diffusion du virus HIV, à combattre le mépris qui frappe souvent ceux qui en sont affectés, et à prendre soin des malades spécialement lorsqu’ils sont encore enfants ».

 

Quelques chiffres : depuis le début de la pandémie du Sida, l'Église Catholique l'a combattue aux niveaux médical, social et spirituel : 26,7% des centres présents dans le monde pour soigner les malades du HIV/SIDA appartiennent à l'Église Catholique. Leur travail porte sur la formation des professionnels de la santé, la prévention, les soins, l'assistance et l'accompagnement des malades, ainsi que de leurs familles.

L’Église a fourni des antirétroviraux à 18 pays : 13 d'Afrique, 3 d'Amérique et 2 d'Asie. Dans ces pays, elle a utilisé l'argent reçu des catholiques de 19 pays, tant de l'Afrique elle-même, que d'Amérique, d'Asie et d'Europe.

Des Congrégations et Associations internationales Catholiques sont engagées dans la lutte contre le Sida aux côtés du personnel local, laïc et religieux : l'Oeuvre Saint-Vincent, la Communauté de Sant'Egidio, les Camilliens, les « Juanitos », les Jésuites, les religieuses de Mère Teresa, l'Hôpital « Bambino Gesù » du Saint-Siège et les pharmaciens catholiques.

Dans 62 pays, tous collaborent avec les gouvernements et les autres institutions qui s'occupent de la pandémie, aussi bien au niveau oecuménique que civil.

La Caritas internationale intervient pour sa part dans 102 pays.

 

Audience générale à Rome, 28 novembre 2007 ; Source : agence de presse « ZENIT.org »


 

Embrun, 18 novembre 2007      Fête des paroisses avec les Sœurs Trinitaires

 

Homélie du Père Félix Caillet

 

 

Quand j’ai reçu la proposition d’assurer aujourd’hui la prédication, je n’avais pas connaissance des textes de la liturgie !  En effet, il y a de ces dimanches où les prédicateurs préfèreraient avoir à garder le silence !

 

« Voici que vient le jour du Seigneur ! » Dies irae, dies illa.  Que dire ? …

Jour de colère!  Jour de frayeur  ou Jour de rencontre, jour de Joie et de bonheur !

Les quelques lignes du prophète Malachie sont incompréhensibles si on oublie les paroles qui entourent ce passage et qui encadrent ce livre biblique qui date des années 480-460 avant Jésus-Christ.

 

« Proclamation. Parole du Seigneur à Israël par l’intermédiaire de Malachie, ‘je vous aime ‘ » le prophète commence par nous placer devant Dieu qui nous dit : «  Je vous aime ! » C’est le premier verset du livre. Quant au dernier, il dit ceci : « Voici que je vais vous envoyer Elie, le prophète, avant que ne vienne le Jour du Seigneur. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères. »

De même, le chapitre 21 de Saint Luc se vide de son sens profond si on le coupe de tout l’Evangile qui est « l’Evangile de la Miséricorde » !

 

Cette Parole de Dieu nous est donnée au cours de ce week-end où, à nouveau, vous avez voulu vous ouvrir au charisme, au dynamisme des sœurs Trinitaires. La spiritualité trinitaire est contemporaine de cette cathédrale d’Embrun que je découvre aujourd’hui… ( pardon, je n’ai pas terminée ma phrase ! ) …que je découvre chauffée et vibrante du souffle de l’orgue restauré. Jean de Matha né tout près d’ici à Faucon, près de Barcelonnette en 1154 a eu cette vision du Christ libérant deux esclaves. Il va donc se mettre à prêcher la Rédemption qui n’est que le manifeste de l’Amour de Dieu. Alors l’ordre trinitaire dès 1236 avec les premières moniales, va devenir ce signe d’une libération toujours donnée gratuitement, par grâce,  qui invite à rendre grâce au Père par le Fils dans l’Esprit.  Il faudra attendre le XVIIème pour qu’au cœur de l’Hôtel-Dieu de Valence avec Sœur Jeanne Adrian, l’Amour de Dieu soit manifeste parce que manifesté et que naisse cette congrégation dont des sœurs vont vivre à Embrun… à l’hôpital tout d’abord puis à la paroisse.

 

Le jour du Seigneur vers lequel nous tend la liturgie est un jour ultime certes, mais ce Jour ultime est le Jour où l’Amour et la Miséricorde de Dieu se révèleront dans leur plénitude… Ce jour, justice sera rendue aux opprimés, aux captifs de toutes sortes. Ils sont myriades les captifs de la maladie ! Les jeunes pris dans les tenailles de la drogue, de l’alcool et de toutes autres dépendances : jeux, Internet… Ils sont myriades celles et ceux qui connaissent la détention de la

violence et de la haine : Ingrid Betancourt en est un symbole, symbole de tous ceux qui arrivent à penser qu’il n’y a pas d’autres chemins pour vivre que celui de l’agressivité et de la violence… Cette agressivité peut se terrer dans nos familles, dans les couples, au sein des fratries, dans nos communes quand on oublie la chance de vivre en démocratie et de connaître des moments d’élection.

 

Il nous faut donc tendre vers ce Jour ultime … pas d’une manière passive et oisive, attitude que dénonçait Paul dans la seconde lecture, mais par l’engagement de tout notre être… La vie religieuse est le signe de cette radicalité d’une existence à la suite du Christ. Etre tendu vers ce Jour ultime, c’est l’attendre comme le veilleur qui scrute dans le ciel les toutes premières lueurs du soleil, comme l’homme de guet qui attend l’allié, l’ami, comme le fiancé que ne vit plus que pour l’être aimé qui tarde à arriver.  Etre tendu vers ce Jour ultime, c’est –et il y a urgence à cela- ouvrir des chemins de liberté aux contemporains de toutes situations et de tout âge.

 

Mais, me direz-vous, pourquoi ce temps perdu à la prière et à l’adoration pour la louange ? … Ce temps là, donné, offert manifeste la liberté d’un être devant le temps : Ne disons-nous pas que nous sommes pris par le temps ?  Je n’ai plus de temps à moi ! Je suis bouffé par le temps… Ce temps perdu et donné à l’adoration est la manifestation que le Christ nous rend libre, jusque dans la gestion de notre temps… Quelle liberté !  Quelle liberté y puisait Jean-Paul II, dans ces longs temps d’adoration et de méditation ! Ce temps que vous donnez, mes sœurs, c’est du temps que vous recevez : vous reconnaissez que Dieu est présent dans chacune des minutes, chacun des instants de vos journées.

 

Cet amour manifesté dans l’ultime Jour, vos communautés ont à en être signes chaque jour de notre aujourd’hui. Vos communautés religieuses mais tout autant vos communautés paroissiales.  C’est une grâce pour une paroisse d’avoir une communauté religieuse en son sein car elles doivent inévitablement déteindre sur l’ensemble du tissu paroissial … Plus les couleurs de votre croix trinitaire seront vives, plus elles vont déteindre sur celles et ceux qui sont plongés dans le même bain que vous, le bain du baptême, le bain de l’Amour, le bain de la Foi, de l’Espérance et de la Charité.

 

Vos maisons, mes sœurs, vous les voulez, maisons de communion, … animées du même souci apostolique et de la même attention à l’autre sœur, dans ses activités et dans son identité… Avec vous, le bleu et le jaune de l’Embrunais portent la trace indélébile du rouge de l’Amour infini, de l’amour offert et de l’amour accueilli, de la miséricorde qui permet le pardon sans calcul.

 

« C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie ! » Il faut savoir tenir dans l’Amour jusqu’à ce Jour qui sera l’ultime Jour !

Par votre persévérance, vous obtiendrez la vie !


 

Quel Dieu ?

 

Je ne crois pas au Dieu qui dirigerait tout, tous les événements, chaque instant de nos vies.

Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins.

 

Je ne crois pas au Dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure…

Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une éternelle vie.

 

Je ne crois pas au Dieu qui laisserait tomber après quelques années ses enfants au néant.

Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, Serviteur de la vie.

 

Je ne crois pas au Dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes.

Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ partager notre vie.

 

Je ne crois pas au Dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements.

Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant Esprit d’amour, dynamisant nos cœurs.

 

Mgr Marcel Perrier, Evêque de Pamiers (Recueil : « De jour en jour »)


 

 « Papa, est-ce que je suis chrétien ? »

 

Les 26, 27 et 28 octobre, 7 000 personnes sont venues à Lourdes pour  « Ecclésia 2007 », le congrès de la responsabilité catéchétique, sur le thème « Ensemble, servir la parole de Dieu ». Mais que se passe-t-il donc en catéchèse ? Un élan, c’est sûr. Un renouveau, nous l’espérons. L’Esprit Saint est à l’œuvre, nous le croyons.

La catéchèse est aujourd’hui portée par un renouveau de la foi et un élan missionnaire, une conscience plus vive du trésor de la foi chrétienne, trésor d’une parole reçue de Dieu et inscrite dans l’histoire. La question est bien celle-ci : comment les communautés catholiques sauront-elles servir la parole de Dieu et la faire résonner dans la société actuelle, pour éclairer le destin collectif de l’humanité et celui de chaque être humain sur la terre ?

La société a évolué. Le rapport au christianisme a changé. L’Évangile peut être annoncé comme une nouveauté et susciter le jaillissement de la foi. « Le christianisme ne fait que commencer », aimait à dire Alexandre Men au début des années quatre-vingt-dix.

La catéchèse est aujourd’hui pour tous les âges et elle est la responsabilité de toute l’Église. Bien sûr, la catéchèse des enfants de 8-12 ans reste un socle solide de la formation des chrétiens. L’Église évangélise par là les enfants qu’elle a baptisés. Mais nous voyons des enfants, des jeunes, des adultes demander le baptême à tous les âges. D’autre part, à l’adolescence, les remises en question de la foi sont si fortes que tout est à recommencer.

Et ce recommencement est lui aussi ouvert à tous les âges de la vie adulte. Voilà pourquoi, dans le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France, les évêques ont fait « le choix de la pédagogie d’initiation », une pédagogie des commencements.

« Papa, est-ce que je suis hindou ? » Le cardinal Christoph Schönborn, dans son petit ouvrage sur le Credo, évoque ce jour où lui fut offert un petit livre qui portait ce titre et devenu un best seller aux États-Unis. « Papa, est-ce que je suis chrétien ? » demandera l’enfant de France découvrant ses racines chrétiennes. Pas seulement « je suis », mais « je deviens ». Car, comme le disait Tertullien dans l’Église des commencements : « On ne naît pas chrétien, on le devient ». La catéchèse est au service de ce devenir chrétien.

 

D’après la revue « Catholiques en France », n° 31                         Mgr Christophe Dufour, Évêque de Limoges  Président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat

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Déclaration des évêques de France à propos du projet de loi sur l’immigration

En ces jours où les parlementaires sont appelés à se prononcer une fois encore au sujet d’un projet de loi sur l’immigration, nous éprouvons l’urgence de faire entendre notre voix.

« L’Église se sent le devoir d’être proche, comme le bon samaritain, du clandestin et du réfugié, icône contemporaine du voyageur dépouillé, roué de coups et abandonné sur le bord de la route. (1) » Cette parole de Jean-Paul II n’a rien perdu de son actualité. Elle justifie à elle seule, par sa référence à l’Évangile, que les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de papiers et d’autres sans papier.

Quels qu’ils soient, ils sont nos frères et sœurs en humanité.

Il ne s’agit pas de contester la responsabilité propre des pouvoirs publics dans la régulation des flux migratoires, pourvu qu’elle s’exerce en conformité avec le droit européen et international. Nous apprécions d’être reçus et écoutés parmi d’autres par les autorités dans le dialogue démocratique. Lorsqu’à Pâques 2006, le Ministère de l’Intérieur a accepté d’entendre notre point de vue sur le co-développement, comme volet essentiel du problème migratoire, nous ne nous doutions pas que le nouveau ministère créé après les élections comporterait cette mention, à côté de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale.

Mais c’est bien cet horizon-là qui ne s’éclaircit pas, celui d’une perspective réelle de partenariat méditerranéen, tel que le Président de la République l’a annoncé au soir de son élection. Tant que cette vision solidaire ne sera pas clairement perçue et mise en oeuvre, les mesures toujours plus restrictives prises à l’encontre des migrants apparaîtront comme des concessions à une opinion dominée par la peur plutôt que par les chances de la mondialisation.

Le 14 janvier dernier, évoquant « les difficultés de chaque famille de migrants, les privations, les humiliations, les restrictions et la fragilité de millions et de millions de migrants, de déplacés internes et de réfugiés » (2), le pape Benoît XVI déclarait: « L’Église encourage la ratification des instruments internationaux légaux visant à défendre les droits des migrants, des réfugiés et de leurs familles. » (3)

Nous nous réjouissons que des élus d’appartenances politiques variées, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, se soient opposés à l’imposition de tests génétiques pour vérifier les liens de parenté. Il y aurait là le risque d’une grave dérive sur le sens de l’homme et la dignité de la famille. Nous nous inquiétons cependant des conditions toujours plus restrictives mises au regroupement familial qui est un droit toujours à respecter (4).

Il est par ailleurs souhaitable que les immigrés puissent, en France, être initiés convenablement à notre langue et notre culture. Il y va à la fois de leur projet de réussite familiale et de l’harmonie sociale. Nous saluons les inflexions apportées sur ce point au projet initial qui, en imposant des règles trop strictes avant le départ, risquaient de produire l’inégalité selon les conditions des pays d’origine.

Enfin, nous tenons à souligner l’exigence de maintenir un délai de recours suffisant pour le droit d’asile, composante inaliénable de l’héritage républicain.

Mgr Olivier de Berranger, Evêque de Saint-Denis, Président de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise

Mgr Claude Schockert, Evêque de Belfort-Montbéliard, Membre de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, en responsabilité pour la pastorale des migrants

Le 1er Octobre 2007

(1) : Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, 15 janvier 1997. (2) : Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 14 janvier 2007. (3) : Idem. (4) : Compendium de la Doctrine sociale de l’Église n°298.

 

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« En Irak, les chrétiens se meurent »       Messe à Rome pour le prêtre chaldéen assassiné à Mossoul.

 

« Les chrétiens en Irak se meurent ». Ce cri d’alarme a été lancé jeudi 7 juin à Rome lors de la messe de requiem pour le père Ragheed Aziz Ganni, le prêtre chaldéen tué dimanche 3 juin à Mossoul ( Irak ), en même temps que trois diacres à la sortie d’une messe qu’il venait de célébrer.

La messe était célébrée par Mgr Philip Najim, procureur de l’Église chaldéenne près le Saint-Siège, dans la chapelle du collège pontifical irlandais, où le père Ganni avait suivi des cours pendant cinq ans.

 

Parmi les personnalités présentes à la cérémonie : le cardinal Ignace Moussa Daoud, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, le cardinal Desmond Connell, archevêque émérite de Dublin, Mgr Julius Michael al Jamil, archevêque procureur de l’Église syro-catholique à Rome et visiteur apostolique en Europe.

 

« Églises fermées, voitures piégées, conversions forcées, enlèvements en série : en Irak les chrétiens se meurent – l’Église est en voie de disparition – victimes de persécutions, de menaces et de violences de la part d’extrémistes qui ne vous laissent pas le choix : se convertir ou prendre la fuite », a déclaré Mgr Najim dans son homélie.

 

« Depuis quelque temps, la communauté chrétienne en Irak est la cible d’enlèvements, de menaces et d’actes d’intimidation et de terreur, sans qu’aucune protection ne leur soit assurée de la part du gouvernement ou des forces de coalition », a-t-il dénoncé.

 

« Les chrétiens sont pris pour cible, tels des boucs émissaires, victimes d’actes d’exploitation et d’opérations de nettoyage. Ils ne peuvent professer librement leur foi, les femmes ont l’obligation de porter le voile et les croix sont retirées des églises », a-t-il constaté.

 

Aujourd’hui en Irak, a poursuivi Mgr Najim, « les enlèvements de prêtres sont de plus en plus fréquents », « les chrétiens sont obligés de payer des taxes s’ils veulent conserver leur habitation ou garder leur croyance, sous peine de confiscation par les milices ».

 

Le représentant du Saint-Siège a déploré que les chrétiens, dans cet « Irak déchiré sur le plan confessionnel et religieux » n’obtiennent aucun appui, n’aient personne pour soutenir leur cause, et soit totalement abandonnés à leur sort . « Quelle grande injustice sur les plans historique, politique et humanitaire ! » s’est-il exclamé.

« La seule alternative est de renoncer à ses racines et de quitter sa patrie en allant grossir les rangs d’un flux migratoire qui ne cesse de s’amplifier », a-t-il observé avec amertume.

 

Père Ganni, a poursuivi le procureur chaldéen au Vatican, « est un martyr de cette Église chaldéenne aujourd’hui souffrante et couverte de sang que le pape Benoît XVI appelle l’Église des ‘martyrs vivants’ »

 

« Que son martyre constitue l’aube d’une ère nouvelle pour la vie et pour la paix en Irak – a-t-il souhaité –. Nous avons besoin que le Siège apostolique encourage l’Église irakienne et tous les chrétiens à l’unité ».

 

« Que le sacrifice du père Ganni soit comme une nouvelle lymphe vitale pour sa communauté, pour son Église en Irak et pour toute l’Église universelle ».

 

ROME, Lundi 11 juin 2007 ( Agence Zenit ; Internet : http://www.zenit.org/ )

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" Le droit de vote fût, en notre pays, un long combat.

Il le reste encore aujourd'hui pour beaucoup d'hommes, du moins pour obtenir des élections libres et honnêtes.

Une longue tradition de vie démocratique nous donne le devoir de poursuivre et de la faire progresser.

Voter en est une expression qui prendra sa pleine signification si cet acte s'inscrit dans une volonté de fraternité.

La politique y trouvera une expression de sa dignité : établir de justes relations entre les hommes. "

 Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers

Sur le sujet des élections 2007, consultez les sites Internet :

-  diocèse de Gap : http://www.diocesedegap.com/

-  Eglise de France : http://www.cef.fr/


Quel avenir pour le Liban ?

 De retour du Liban, les co-présidents du Conseil d’Églises Chrétiennes en France ( CECEF), le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, le Cardinal Jean-Pierre Ricard et Mgr Emmanuel, respectivement président de la Fédération protestante de France, de la Conférence des évêques de France et de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, ont été invités au Quai d'Orsay pour faire part de leur analyse de la situation.

Venus au Liban pour manifester la solidarité des Églises chrétiennes de France à l'égard des chrétiens du Liban, dans la crise politique grave que connaît ce pays, les trois co-présidents ont été frappés par l'inquiétude des responsables chrétiens quant à la situation du pays et des Églises. Comment faire baisser la tension entre les camps qui s'affrontent afin d'éviter une véritable guerre civile ? Comment faire en sorte de freiner l'hémorragie de départs des chrétiens mettant en cause à court terme l'existence même des Églises du Liban ?

Les trois co-présidents sont rentrés porteurs d'un message pour les chrétiens de France afin qu'ils soutiennent les Églises du Liban dans la prière, la solidarité active, les contacts et les visites dès que cela est possible.

Un message aussi pour le gouvernement Français qui doit savoir que les Églises ont besoin d'être soutenues pour préserver l'équilibre multiconfessionnel au Liban, spécificité du Liban et garant de la paix au Moyen-Orient.

Les co-présidents du CECEF ont aussi partagé avec les représentants des Églises qu'ils ont rencontrés, leur conviction que les Églises ont un rôle à jouer dans la situation présente au Liban, en manifestant plus visiblement leur unité, au-delà des fractures politiques, en faisant entendre une voix commune, en offrant aux Libanais une vision commune pour l'avenir, qui permettrait aux chrétiens de garder confiance en cet avenir. Sur Internet : http://www.cef.fr/

 



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